ECHAY
Informations
pratiques.
Mairie : 3 rue des Marnières. 03.81.63.76.47.
Secrétariat de Mairie : ouvert
le mardi après-midi.
Composition et Comptes-rendus du Conseil Municipal ici :
Ecole : école
maternelle et primaire située à Myon (2.5 km), ramassage scolaire
matin, midi et soir, cantine, garderie.
Collège
:
situé à Quingey (15 km), ramassage scolaire.
Lycée
: situé à Besançon (30 km), ramassage scolaire ou Salins
les Bains (17 km), ramassage scolaire à Myon.
Poste
: agence
postale située à Myon (2.5 km).
mercredi de 13h30 à 18h00.
vendredi de 13h30 à 18h00.
samedi de 11h à 12h30.
Déchetterie : elle est située à Myon, près du stade de foot.Elle est ouverte :
toute l'année :le mercredi de 10h00 à 12h00.
de octobre à mai : le samedi de 14h00 à 17h00.
de juin à septembre : le samedi de 15h00 à 18h00.
Situé
à 340 m d'altitude dans une dépression traversée du
sud-ouest au nord-est par le Lison, le village d'Echay est desservi par
deux chemins départementaux. A l'abri entre des collines boisées, il
est composée de fermes trappues couvertes de larges toits de tuiles à
deux pans.
Le terroir communal
déborde au sud-est sur la rive droite
du Lison et sur le plateau à l'extrême nord-ouest poue
englober
deux bois : le Montbergeret à 455 md'altitude et la Fossure.
Le paysage est
dominé par les monts boisés ; des champs entourent le village.
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l'image pour visionner le diaporama
Voies
de communication : à
28 km au sud de Besançon, à 13 km au sud-est de Quingey. Le CD 102
(Epeugney-Jura) traverse le territoire. Une branche du CD 15 (RN
83-Montmahoux) relie le plateau de Bartherans à Echay.
Cadastre
:
premier cadastre établi en 1828. Territoire communal de 548 ha dont
environ 235 ha en forêt (1980).
Hameaux
et écarts :Le Moulin (sur le Lison), ferme de
Bellevue.
Toponymie :
Eschay (1303).
Histoire.
Situation
administrative.
Ancien
Régime :
Subdélégation de Quingey.
Révolution
:
District de Quingey, Canton de Ronchaux.
XIX-XXième
siècles :
Arrondissement de Besançon, Canton de Quingey.
Situation
judiciaire.
Ancien
Régime : Présidial
de Salins les Bains, bailliage de Qingey.
Notaires.
Attestés
en 1682.
Dans
cette partie reculée du canton de Quingey, il n'y a pas de trace connue
d'occupation humaine préhistorique. La communauté semble s'être établie
au moyen age : les sires de Chenecey ont des terres à Echay en 1300 et
les seigneurs de Chalons-Arlay y possèdent hommes et biens en
1303-1316. C'est dire que les gens d'Echay dépendent de nombreux
seigneurs tout au long du Moyen Age et de l'Ancien Régime 1410, Echay
est une dépendance du château de Montrichard reprise des biens des
Chalons-Arlay ; en 1599, le vestiaire de de Saint-Paul de Besançon
perçoit des rentes, cens et droits sur des terres d'Echay proches de
Bartherans et sur des maisons.
Le
territoire d'Echay fait partie de la
seigneurerie de Montfort au XVIième siècle ; mais les gens sont de
condition franche contrairement à ceux de Samson et Pointvillers.
Charles de Montfort, seigneur en 1584, a cédé l'arrière-fief à Gabriel
de Cléron et à Antoine Pillot, sire de Chenecey.
Au
XVIIIième siècle, les seigneurs de Chatillon prennent le relais pour
une partie des droits sur les terres. Mais la domination de Montfort
reste importante. En 1756, le domaine des sires de Monfort à Echay estb
partagé d'après un dénombrement présenté devant la Chambre des Comptes
en 1749 : Jacques Marmillon, écuyer, conseiller secrétaire du roi,
maison et couronne de France, en la chancellerie près le Parlement de
Besançon, seigneur de Montfort lève les impôts sur la chasse et la
pêche, a droit de banvin, droit de marque des mesures de blé et de vin,
droit de tabellionage, droit de lods et ventes et droit de lever des
redevances sur les communaux d'Echay.
Pour le
moulin banal et autres
redevances, les gens d'Echay doivent payer au château de Montfort à la
Saint-Martin et à la Saint-André. Ils ont aussi obligation de guet et
de garde, de montre d'armes au château. Le sire de Monfort a repris
l'ancien fief des Pillot de Chenecey à Echay : un chasal, une
chenevière, un verger contigus de la charrière comme ainsi que des
champs et des vignes.
A
la fin du XVIIIième siècle, Echay, situé dans le baillage d'Aval, est
connu grâce à la déclaration des biens et des fonds des sieurs
Damoiseau saisis sur tiers possesseurs en 1783 : parmi les habitants
d'Echay qui ont racheté prés et labours, se trouve Jean-François
LETONDOR pour des terres au Drarel, au Pommier, sosous Millery, sous
les Brettes, sur Marfontaine, en la côte de Levier dessus. Luc Vauthier
pour un pré lieu-dit sous Pierre, Claude-Antoine Letondor, Claude-Louis
Dody habitant au moulin.
La Révolution a peu
touché ce coin paisible du district de Quingey.
Economie
& société.
Démographie
historique :
1614 : 16 feux .
1657 : 72 hab.
1688 : 12 feux, 14
maisons, 69 hab.
1784 : 27 feux
1790 : 159 hab.
1805 : 39 ménages,
30 maisons, 166 hab.
1826 : 193 hab.
1851 : 210 hab.
1876 : 153 hab.
1901 : 127 hab.
1926 : 101 hab.
1954 : 91 hab.
1975 : 66 hab.
1982 : 75 hab.
1990 : 76 hab.
1999 : 68 hab.
2007 : 101 hab.
Pertes
subies au cours des dernièrese guerres :
1914-1918 : 5
1939-1945 : 1
Indochine 1947 : 1
Algérie 1959 : 1
Familles
existant en 1750 :
Cavot,
Dody, Gauthier, Petignier, Perrot, Renaud, Roy.
Pays
d'élevage, de cultures et de pêche, Echay se distingue par la
tranquillité de son histoire. Les céréales et la vigne occupent les
terres autour du village ; la vigne du coteau de Bellevue produit la
"piquette" jusqu'à la seconde guerre mondiale.
En
1688, le cheptel se compose de 54 bovins, 50 ovins, 14 chevaux et 8
porcs. A la fin du XVIIIième siècle, les gens d'Echay cultivent
toujours le froment et l'orge ; ils récoltent 3 muids de vin pour 93
arpents de vigne en 1773 et disposent de 6 charrues ; ils ont alors 100
bêtes à cornes, 60 bêtes à laine et 17 chevaux. Au XIXième siècle, le
moulin du Lison fait tourner une ribe, une huilerie, une scierie, un
battoir. Au milieu du XIXième siècle, le terroir est cultivé en blé ;
la vente de bois donne des moyens financiers à la commune. Une partie
des communaux est convertie en blé.
En
1909, une enquête agricole précise la prédominance des pâturages et des
bois (244 ha et 177 ha pour 548 ha de superficie totale) ; il reste 50
ha de céréales. L'élevage laitier s'affirme avec 116 bovins ; il y a
encore 11 chevaux, 35 porcins et 21 ovins. Les fêtes de battage
résonnent au village jusqu'en 1945. Les foires de Salins les Bains
rassemblent agriculteurs et éleveurs du pays.
En
1980, le village d'Echay s'assoupit : des 5 exploitations recensées, 3
seulement existent quatre ans plus tard, dont une en GAEC. L'élevage
laitier reste la seule activité. Lacréation de la fromagerie date de
1818. En 1856, elle produit 750 kg de fromage ; en 1891, la société de
fromagerie rassemble le lait de 60 laitières pour 7750 kg de fromage.
En 1929, la fromagerie à gruyère travaille 200.000 litres de lait :
elle est arrêtée en 1964. Rappelons que le remembrement est terminé en
1983.
Les
occupations hivernales des habitants sont réduites et
dépendent du moulin Dody devenu moulin et huilerie hydrau lique pendant
la deuxième guerre mondiale, il est transformé en tournerie dans les
années 50 et emploie les gens du village à la mauvaise saison. Le
moulin cesse son activité en 1960.
Echay
reste une calme pays de pêche avec 7 km de rives sur le Lison et un
pays de chasse avec ses deux monts boisés de la Fossure et du
Montbergeret.
Histoire
religieuse.
Village
sans église, Echay se rattache à Cussey sur Lizon pour son histoire
religieuse. L chapelle située dans le village, face au lavoir, a été
détruite par un entrepreneur pour dégager la place. Fête patronale le
25 juillet.
Equipement.
1851 :
établissement de deux château d'eau.
1852 : école dans
la partie communale de l'ancien château avec rez-de-chaussée utilisé
par la fromagrie.
A partir de 1853 :
nouvelle école. Elle sera fermée en 1968 ; rammasage scolaire vers
l'école de Myon.
1857 :
reconstruction des bassins de fontaine.
1880 : construction
du lavoir. Actuellement transformé en jardinière.
1998 : construction
d'un pont sur le Lison.
1909 : réservoir
d'eau.
1960 env. : adduction
d'eau. Utilisation des sources et appoint en eau par le Syndicat de la
Haute Loue.
1969 : pont cimenté
sur le lison.
Une
maison Renaissance appartenant pour les trois quarts à la commune avec
sa tour d'escalier en vis, couverte de laves, est inscrite à
l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1979. Ce
bâtiment des XVI-XVIIième siècle abrite au rez-de-chaussée la
distillerie communale (pour les petits fruits). La Mairie est installée
à l'étage.
Folklore.
Les
habitants sont connus sous le sobriquet de "coucous d'Echay"
(lève-tôt) : ils ont toujours eu la réputation de commencer
les travaux
des champs plus tôt que leurs voisins du plateau ou de la vallée du
Lison ; les terres pierreuses et la bonne exposition de ce site abrité
y sont pour quelque chose.
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